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 elwena ❈ Le jour où nous cesserons d’aider notre prochain, à ce moment nous aurons perdu notre humanité.

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❈ MESSAGES :
141
❈ ARRIVÉE :
31/05/2016
❈ PSEUDO :
Mythical Bird.
❈ CARTE D'IDENTITÉ :

❈ AGE :
25 ans.
Je serai ton ombre, je garderai tes nuits, je serai ton ombre, le dernier repli, je serai ton ombre, invisible présence je serai ton ombre j'attendrai en silence. Et si tu viens à tomber que le monde t'abandonne la main qui va te manquer sache que je te la donne, je serai ton ombre.


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- marcheur du froid -

MessageSujet: elwena ❈ Le jour où nous cesserons d’aider notre prochain, à ce moment nous aurons perdu notre humanité.    Jeu 28 Juil - 18:40

Elwena Galagrid.
Le plus bel amour est celui qui éveil l’âme, et nous fait nous surpasser. Celui qui enflamme notre cœur et apaise nos esprit. C’est ce que tu m’as apporté.
❈❈❈
who you are

nom complet ❈ Elwena, Adéläide, Galagrid. Elle provient de la terre du Temps, mais aujourd'hui, elle est devenue reine du Nord. Elle n'a jamais renié ses origines et elle est fière du parcours qu'elle a parcouru. Elle est une Bergard, une fille du temps. Elle a eu, pendant de longues années, beaucoup de mal à accepter son nouveau nom. Mais aujourd'hui, elle est une fille du Nord à part entière. Elle est une Galagrid et elle en est plus que fière.. lieu de naissance ❈ Dans les bois de l'Est, au village de Canongrïn. âge : ❈ Vingt cinq hivers se sont écroulés depuis son arrivée. Elle laisse le temps se découler au rythme des saisons et elle accepte de, doucement, vieillir. Voilà bien longtemps qu'elle a pourtant, quitté le monde de l'enfance. contrée actuelle ❈ Elle vit dans le Nord, au château d'Icerandir. Bien qu'elle aimerait pouvoir, de temps à autre, découvrir le monde, il est parfois difficile pour la reine qu'elle est, de se faire une place dans son royaume. allégeance ❈ Son coeur ira toujours et à jamais à l'Est et au peuple d'Endore. Mais sa raison lui dicte de suivre le Nord, de faire confiance à ce nouveau pays où elle vit depuis temps d'années. fonction/métier ❈ Reine depuis cinq ans à Icerandir, elle tient aujourd'hui l'important rôle d'ambassadrice auprès des autres contrées. Rôle qu'elle affectionne particulièrement et qu'elle mène à bien. C'est grâce à elle qu'aujourd'hui, tous sont réunis à Endore.. pouvoir ❈ Elle n'a jamais été touchée par un quelconque pouvoir. Elle sait que son père a longtemps vécu avec la possibilité de manier le temps et l'espace. Malheureusement, il a perdu ses pouvoirs lorsque le peuple de l'Est a été bloqué dans le temps par la reine Tearyen. contrôle du pouvoir.❈ X. groupe ❈ marcheurs du Froid.
piece of mind
Déterminée et courageuse sont souvent les deux qualités qu'on offre à la reine du Nord. Pourtant, il n'en fut pas toujours ainsi. Fragile et naïve durant son enfance, il a été difficile pour elle de comprendre qu'elle allait devenir reine de toute une contrée, bien plus grande que son village. Qu'un jour elle gouvernerait, qu'elle épouserait un homme dont elle ne connaitrait rien et qu'elle devra suivre ses ordres. Parce que par dessus tout, Elwena était un oiseau, avec sa grande liberté et elle se retrouva enfermée à Icerandir. Elle perdit toute ambition là-bas et ne trouva sa place qu'en s'affirmant et en se battant pour sa propre survie et pour réussir à rendre sa famille fière. Elle n'offre que peu sa confiance et est aujourd'hui, beaucoup plus méfiante qu'avant. C'est une reine, ouverte et à l'écoute de son peuple, qualité que l'on ne retrouve pas auprès du Roi. Elle cherche à offrir la plus grande paix et douceur au Nord et se bat pour ses convictions en étant active dans les négociations. Certains ne lui souhaitent pourtant pas que du bonheur. Ils rejettent une reine qui n'est pas de leur pays et qui cherche à ouvrir leur frontière. Elle se sait en danger, mais elle continue car elle ne peut échouer. Elle possède l'avenir de tout un peuple, entre ses mains.
-----❈-----

- citation citation citation -

PSEUDO/PRÉNOM ❈ mythical bird. PAYS ❈ normandie TU AS DÉCOUVERT WANO SUR ❈ mon cerveau, troisième tiroir de l'imagination. TAUX DE PRÉSENCE ❈ tous les jours mes amours :hehe2: TON AVIS SUR WANO ❈ . QUI SUIS-JE ❈ () je suis la création d'une adorable personne () je suis le fruit de mon imagination (X) je suis un prédéfini C'EST LE MOMENT DE SE LACHER ❈ j'suis tellement trop nulle pour cette partie

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MessageSujet: Re: elwena ❈ Le jour où nous cesserons d’aider notre prochain, à ce moment nous aurons perdu notre humanité.    Jeu 28 Juil - 18:41

De l'Est, au Nord...
car jamais rien ne l'arrêtera.
C'est le vent qu'elle ressent d'abord dans ses cheveux, elle ne remarque qu'ensuite, la douceur du temps qui se découle sur son corps. Elle respire doucement, laissant ses poumons prendre l'air dont ils ont besoin. Et elle expire, elle relâche. Lorsqu'elle ouvre les yeux, elle est prête. Elle regarde sa sœur sur le coté, et lui offre un clin d'oeil. Il est temps. Alors, elle fonce vers le ballon qui se trouve face à elle et, tout en tenant ses jupons, elle rit. Elle met toute sa force dans son pied pour envoyer le ballon, si haut dans le ciel, qu'il en disparaîtrait. Elle laisse ses cheveux s'emmêler autour de son visage, elle les repousse simplement d'un geste de la main. Lorsqu'elle tourne son regard vers la tente familiale, elle voit son père la regarder. Elle lui offre un geste de la main et il lui répond. Elle n'a que huit ans. Elle ne comprend pas le visage soucieux de son paternel, elle ne sait pas tout ce qui se passe dans le monde. Elle n'arrive pas encore à se rendre compte de l'enjeu du monde. Elle, elle ne voit que par la forêt, la douceur du temps, le vent qui souffle dans son visage et les feuilles qui tombent sur sa chevelure dorée. Elle n'arrive pas à croire qu'au delà de ses frontières, tout est si différent. Que tout le monde n'a pas sa chance, de vivre, si simplement. Elle ne peut pas imaginer que son père a les épaules affaissées par les affaires qu'il tente encore de faire tourner. Elle sait seulement qu'avant, avant qu'elle ne naisse, son père était un homme connu de tous les peuples. Il était le point d'encrage d'une grande cité, une cité qui aujourd'hui, avait quitté la terre d'Algäareria. Elle aurait du grandir dans cette belle cité dont son père lui contait souvent la beauté. Mais finalement, ils étaient partis. Et maintenant, ils vivaient ici, avec les autres, dans le beau village du Temps, Canongrïn. Elle avait de la chance. Tout n'était que paix et douceur ici. Elle sentit des bras s'entourer autour de sa taille. Däna s'était faufilée derrière elle et elles rigolèrent. Elle passa une main protectrice dans ses cheveux aussi blonds. Elle la serra fort contre elle. Däna elle était fragile et timide. C'était son rôle de la protéger. De l'aimer aussi fort qu'une mère et une sœur à la fois. Parce qu'elle devait être forte. C'était son rôle. Et elle n'imaginait pas encore qu'un jour, elle devrait l'être encore plus. Et non plus que pour sa sœur. Pour tout un peuple. « Tu viens, Elwena? »

***

« Elwena, viens me voir. » Elle haussa un sourcil, surprise de la demande de son père. La jeune adolescente était occupée à aider les autres artisans à ranger le bois pour l'hiver. Malgré le temps qui ne semblait plus avancer, elle, elle avait toujours grandi. Elle avançait délicatement vers la vie d'adulte et elle avait laissé tomber les jeux de ballons avec sa sœur. Ensembles, elles s'investissaient plus dans la vie du village. Elles avaient l'âge. Souvent, le matin, elles se rendaient à l'école de fortune que leur proposait Endon, la vieille dame du village. Là, elles apprenaient les mots, les lignes, le monde. C'est là-bas, qu'Elwena connue l'histoire de sa propre famille. De tout son peuple, de son exil, de la peur et de la douleur engendrée par des peuples assoiffés de pouvoirs et de conquêtes. Au fond d'elle, son cœur s'était arrêté un instant et ses poings s'étaient serrés. Elle les avait détesté pour toute la peine qu'ils avaient causé à son peuple. Mais, Elwena s'était apaisée. Tant d'années s'étaient écoulées. Aujourd'hui, elle aimait son pays. Elle aimait la forêt et les chants du soir autour du feu. Elle apprenait à grandir auprès des gens qu'elle aimait. Elle déposa une dernière bûche et laissa Däna terminer seule. Lorsqu'elle entra dans sa tente, elle sentie son corps se raidir. L'expression de son père avait changé. Ce n'était plus un regard attendrissant, ni empli d'amour qu'il lui offrait, non, c'était un regard de... de négociateur. Il semblait avoir retrouvé un entrain qu'elle n'avait pas connu, laissé loin derrière lui, des années auparavant. « J'ai d'excellentes nouvelles, Elwena. J'ai durant quelques mois, entretenu une négociation avec le roi du Nord, Cassion Galagrid. » » Elle ne connaissait que trop bien ce nom. Elle l'avait entendue durant de nombreuses histoires, qu'elle avait cru des légendes, d'un autre temps. Mais non, il était bien réel, ce roi du Nord assiégeant la belle cité d'Endore, la maison qu'elle n'avait jamais eu, par sa faute. Par le plaisir inassouvi des rois à vouloir toujours plus ajouter de terres à leur maison. Elle sentie, à nouveau, son cœur s’accélérer et ses poings se serrer. Elle n'avait jamais connue ce sentiment de... de colère. De dégoût, de déception. Mais elle préféra rien dire. Elle écouta jusqu'aux derniers mots, ce père inconnu. « Les négociations ont été compliquées, mais elles ont portées leurs fruits. Tu pars pour le Nord dans une semaine, ma fille. Le voyage sera long jusqu'à Icerandir, sûrement six mois, un seul pour rejoindre le Nord mais ensuite... » Elle ne l'écoutait plus. Pourquoi devait-elle partir dans le Nord ? Qu'avait donc négocier son père ? Son être tout entier tremblait sous le poids de la crainte et de la peur. Elle releva les yeux vers lui et pris la parole d'une voix qu'elle aurait voulu plus assurée. « Père, je ne vous suis pas... Pourquoi dois-je me rendre dans le nord ? » Il s'arrêta net dans ses explications et soupira. Tout lui paraissait si simple pour lui, et elle n'arrivait pas à comprendre pourquoi il était si heureux. « Et bien, pour te marier enfin. Tu épouseras le futur roi du Nord, Vïn Galagrid. » Elle crut tomber. Elle sentie le vide l'absorber et ses jambes se dérober sous elle. Elle ne tenait plus. Pourquoi maintenant, alors qu'elle se plaisait tant chez elle ? L'Est c'était son pays, sa contrée, sa vie. Qu'allait-elle faire au Nord ? Elle ne voulait pas devenir une reine. Elle ne l'avait jamais voulu. Tout ce qu'elle souhaitait s'était restée la paysanne qu'elle était, et plus tard, reprendre l'école de la vieille dame. Pas devenir reine, pas découvrir la politique ou craindre la mort à chaque pas. Elle voulait rester chez elle. Et c'est ainsi qu'elle se rendit compte. Que jamais il n'avait été question de rester ici. « N'aurais-je été que négociations pour vous ? » Sa voix tremblait et ses yeux s'embuaient. Elle voulait sortir, elle voulait fuir, partir loin d'ici. Mais ses jambes ne répondaient pas. Elle avait besoin d'une réponse. « Non ma fille, mais le but d'une vie, c'est l'élévation.Ce que je n'ai pas réussi, tu le peux, maintenant. » Elle baissa les yeux et son père sortit de la tente en soupirant bruyamment. C'est ainsi, que seule, elle s'écroula sur le sol, laissant le tourbillon de larmes prendre place dans son corps. Les tremblements qu'elle tentait de contenir se laissèrent aller et elle ne tenta pas de les stopper. Elle n'arrivait pas à croire qu'il l'avait négocié. Offerte à celui qui voudrait d'elle. « Elwy ? Ca va pas Elwy ? » Elle sursauta en sentant les bras protecteurs de sa sœur. Elle renifla ses larmes, une dernière fois avant de la serrer dans ses bras. « Ca va chérie, je vais bien.» Elle déposa un baiser sur ses cheveux en les caressant. C'était le seul réconfort qu'elle possédait. « Bon anniversaire, Elwy ». Elle leva les yeux au ciel, espérant qu'elle s'était imaginée toute la scène avec son père. A quinze ans, elle n'était pas prête.

***
Lorsqu'elle sentie les premières neiges sur son visage, elle resserra la cape qu'elle portait. Elle avait quitté son village depuis un mois. Elle avait laissé derrière elle, sa sœur, seule, sans savoir ce qui allait se passer pour elle. Elle ne voulait pas que son père choisisse pour elle. Däna aurait le choix, Elwena devait réussir à faire ce qu'elle n'avait pas eu le droit. Sa sœur devait être protégée et elle n'était pas là pour le faire. Elle n'avait passée la frontière que depuis quelques temps et elle était terriblement seule. Deux hommes de son village l'avait emmené jusqu'à la frontière entre l'est et le nord, mais leur voyage s'était arrêté là. Si ils l'emmenaient jusqu'à la capitale du Nord, c'était une violation de terre et cela n'aurait apporté que de nouveaux problèmes à l'Est. Alors, livrée à elle-même, Elwena avançait. Elle pensait que quelqu'un viendrait l'aider, mais elle s'était trompée. Le nord se fichait totalement d'elle. Ils ne s'intéressaient ni à son bien-être, ni à son avis. Elle n'était qu'un pion. Une femme qui allait devoir porter l'héritier d'un peuple qu'elle n'avait jamais pu aimer. Elle tenta d'accélérer le galop de son cheval sans réussir. C'est en relevant les yeux, qu'elle remarqua que quelqu'un se rapprochait. Elle ne savait pas si elle devait fuir, si c'était une menace ou un allié. Comment allait-elle faire pour faire confiance à qui ce soit dans le Nord inconnu ? Elle stoppa la course de son cheval et attendit. Lorsqu'elle put distinguer clairement la silhouette, elle remarqua que c'était un homme. Il se stoppa juste devant elle, et s'inclina. Elle détacha ses yeux de lui, ne comprenant pas ce geste. Elle n'était pas reine. Pas encore du moins. Pendant un long moment, ils n'échangèrent aucun mot. Elle l'observa, pensant que c'était peut-être son futur époux. Aurait-il fait le déplacement pour venir la chercher et la découvrir ? Elle n'avait imaginé cette hypothèse. « Madame, je suis Tobias Irvon, le roi m'envoie pour vous conduire jusqu'à la capitale. » Elle releva les yeux au ciel en soupirant. Bien sûr, quelle idée stupide. Jamais il n'aurait fait le déplacement. Elle était tellement stupide. La jeune femme monta sur son cheval et reprit le galop. Elle avait froid, le soleil ne la réchauffait absolument pas. Elle ne regardait pas le soldat qui se tenait à sa droite. Elle aurait voulue être seule. Pourtant, elle sursauta lorsqu'il lui tendit une couverture. « Pour votre cheval, Madame. Il ne tiendra pas longtemps dans le Nord sinon. » Elle le remercia du regard et posa la chaude couverture sur Grevan. Elle le caressa pour le réconforter et ils continuèrent la route, en silence. « Excusez-moi de vous posez la question, mais, vous êtes un soldat ? » Il ne possédait ni armures, ni armes, et Elwena commençait à s'inquiéter. Et si, il ne l'emmenait pas au château ? Avait-elle suivie un imposteur ? « Non Madame, je suis un marchand de couverture. Mais je suis surtout l'espion du roi. C'est trop dangereux de venir vous cherchez avec des soldats. Vous le comprendrez j'espère, mais vous êtes une étrangère aux yeux du peuple. Ils auraient préféré que le futur roi épouse une dame du Nord. » Elle sourit face à la remarque. Elle aurait tant aimer aussi que ses négociations n'existent jamais.Qu'elle ne soit jamais obligée de s'installer dans le pays du froid et de la peur. « Si j'avais eu le choix, Monsieur, je n'aurais pas quitté ma maison. » Elle sentie de la surprise dans ses yeux et de la tristesse. Il semblait avoir pitié d'elle, de ses grands yeux bleus et ses cheveux blonds. De sa jeunesse volée pour les plaisirs de la royauté. « Vous pouvez m'appelez Tobias, Madame. Je suis vraiment désolé pour vous. » Elle haussa les épaules. Cela ne changerait rien, mais ses paroles lui offrirent un peu de baume au cœur. « Et vous pouvez m'appelez Elwena, Tobias. » Il rigola et replaça ses boucles derrière ses oreilles. « J'en serais bien incapable, Madame, vous êtes la future reine du Nord. » Elle arqua un sourcil, surprise. Elle était tant habituée à être nommée par son prénom, et elle refusait tant ses surnoms de politique et de royauté. Elle ne possédait aucun sang royal. Elle n'avait pas encore l'habitude de jouer de son futur rang. « C'est un ordre de votre future reine, Monsieur. » Elle rit et accéléra le galop. Elle avait moins peur, elle ne craignait plus le Nord. Elle savait que dorénavant, elle pouvait compter sur l'homme qui chevauchait à ses cotés.

***

Elle ne retira son capuchon que lorsqu'elle passa les portes du château. Elle avait fait en sorte d'être la plus discrète possible avec Tobias à ses cotés mais il avait été difficile de passer inaperçue auprès du peuple du Nord. Ils savaient tous que la future reine arrivait dans les jours qui suivaient. Aussi, elle et Grevan ne passèrent pas inaperçu, avec sa robe estivale et son visage caché. Six mois. Six mois s'étaient écoulés depuis son départ. Et enfin, elle arrivait à destination. Enfin, elle arrivait au château de Glace. Lorsqu'elle posa pied dans la cour, elle fit immédiatement attrapée par différents bras de femme de chambre. Elle jeta un dernier regard à l'espion qui lui offrit un signe de la main. Elle avait peur maintenant. Elle se retrouva à nouveau, seule, contre une nouvelle bataille. Deux femmes se tenaient à ses cotés et l'emmenèrent vers sa future chambre pour se changer et prendre un bain. Ensuite, elle serait présentée au roi et à son futur époux, après quoi, il y aurait une grande fête. Elle aurait préféré se reposer. Elle était fatiguée de son voyage. Elle tourna à un couloir et remarqua les murs de glace et de fer qui ornaient le château. Elle était émerveillée par la solidité de ses murs et de leurs beautés. Rien ne les égalaient à l'Est. Elwena remarqua alors, un homme contre une femme, au coin d'un mur, là où personne n'aurait du les remarquer. Ses yeux bleus rencontrèrent ceux de l'homme et des frissons s'emparèrent de son corps. Elle espérait ne jamais le revoir.

Les deux dames la défirent de sa tenue de voyage et l'installèrent au bain. Là, elles discutèrent autour d'elle, pour lui apprendre tout ce qu'elles pouvaient connaître sur le Nord. Tant d'informations après un si long voyage était compliqué pour Elwena. Elle aurait voulu leur dire de se taire, mais elle ne se sentait pas de taille. Elles semblaient si heureuse qu'elle soit enfin arrivée. Elles l'habillèrent d'une robe simple, mais beaucoup plus épaisse qu'à son habitude. Ses cheveux furent tressés dans son dos et elle put remarquer que la longueur était rendue dans le bas de son dos. Elle espérait qu'elle pourrait les couper. Elwena fut guidée vers la salle de trône. Ses mains tremblèrent, mais elle tenta de les cacher. Tous les regards étaient posés sur elle, et elle sentie son dos se voûté sous les commentaires qu'elle pouvait entendre. Non, elle devait tenir bon. Elle se l'était promis. Elle savait qu'elle aurait du mal à trouver sa place, mais elle devait tenir le coup. Elle allait devoir être forte, dorénavant. Elle était seule. Contre tout un peuple. Les portes s'ouvrirent et elle rentra. On l'a détailla de la tête aux pieds, et elle entendit de nouveau des commentaires, sur sa taille, trop petit, sa poitrine, pas assez généreuse, ses cheveux, trop blonds à leurs goûts. Elle aurait voulu s'écrouler et pleurer en silence. Pourtant, elle n'en fit rien et continua de marcher jusqu'au trône, où elle fit une élégante révérence. Jamais elle n'aurait cru être capable de faire cela. Comme si c'était innée. Dans son sang. Lorsqu'elle releva la tête, elle croisa le regard du Roi, les yeux cernés, le visage terne. Fatigué. Il lui offrit un sourire, mais elle se souvint que trop bien du massacre qu'il avait engendré. Des images se bousculèrent dans son esprit, mais elle lui offrit un sourire en retour. Si elle était odieuse, pourrait-elle retourner chez elle ? Mais que rapporterait-elle ? Une honte. Honte sur les Bergard. Elle reconnue immédiatement Tobias sur le coté du trône qui lui offrit un sourire. Et elle remarqua l'homme qu'elle avait croisé dans les couloirs. La dame à ses cotés était certainement celle du couloir aussi. Lorsqu'il s'avança, elle ne compris que trop rapidement. Le roi se leva et s'approcha d'elle. « Elwena Bergard, voilà de nombreuses lunes que nous vous attendions. Nous sommes heureux de vous accueillir à la cour du Nord. » Il déposa un baiser sur sa main et elle baissa les yeux. Elle essaya de se remémorer les conseils des deux servantes. Elle préféra se taire et lui offrir un sourire. « Je me permet de vous présentez mon fils, Vïn Galagrid, le futur roi du Nord ! » Des applaudissements se firent dans la salle. Il s'arrêta devant elle et la salua. « Madame. » Elle arqua un sourcil. Il était bien plus âgé qu'elle et indifférent à ce qui se passait devant lui. Il n'avait yeux que pour la femme du couloir. Elwena eut l'impression d'être humiliée sur place. Elle ne pouvait pas rester ainsi, sans rien faire, rien dire. « Monsieur. Si ma présence vous importune, il aurait été bon de me le faire savoir, avant ma venue. » Elle fusilla du regard la jeune femme au fond de la salle, qui perdit la couleur de ses joues rosies. Elle croisa le regard blême de son futur mari et elle se rendit compte qu'un vent froid avait pris possession de la salle. Seul Tobias osait encore la regarder dans les yeux, mi-amusé, mi-inquiet. « Bien que les festivités commencent ! » La diversion fut parfaite pour Elwena, elle quitta immédiatement son futur époux et essaya de partir de la salle. Malheureusement, tous se bousculèrent pour venir la voir et l'accueillir. Elle ne pouvait pas partir ainsi. Alors, elle passa la soirée à discuter, et en apprendre toujours plus de son nouveau peuple. Elle se surpris à penser que les rumeurs sur le peuple du Nord était inexpliqué. Ils semblaient tous agréable à vivre et parfaitement civilisés. Loin du cliché de brutalité qu'Elwena s'était imaginée. Lorsqu'elle sentie une main attrapée son bras, elle voulue se défaire, mais, la force était bien plus puissante. Elle croisa le regard du futur roi du Nord et sentie toute sa colère contre elle. Lorsqu'ils furent écartés du public et assez loin, il la coinça entre deux couloirs et elle sentit toute la fureur dans ses yeux. Il faisait un froid glacial. Elle tremblait sur place. C'était lui, qui avait été humilié. « La prochaine fois, il serait bon de vous taire. Vous n'êtes rien d'autre qu'une négociation politique à mes yeux. J'espère que vous ne rêviez pas d'un beau mariage, car jamais ce ne sera le cas. Ce n'est que de la politique, ma chère, rien de plus. Alors, cessez vos enfantillages et apprenez à grandir et vivre à la Cour. Ce que vous n'avez sûrement jamais du faire depuis que vous êtes née. » Il lâcha son bras qui avait commencé à prendre une couleur bleuté. Elle n'avait pas osé prononcer un mot, mais elle n'avait pas baisser les yeux. Il repartit aussi rapidement qu'il était venu. Elle sentit son cœur accélérée encore et encore plus fort. Ses jambes ne tenaient plus sur le sol et elle crut s'écrouler. Elle entendait déjà les voix des nobles s'approcher en sa direction. Elle ne pouvait pas apparaître ainsi. « Venez, je vous ramène dans vos quartiers. » Elle sentie des bras puissants l'aider à se remettre debout et elle se laissa faire. La main en bas de son dos, l'aida à se redresser. Elle croisa le regard de Tobias, qu'elle crut inquiet. « Pourquoi me regardez vous ainsi ? » Il s'arrêta au détour d'un couloir et lui sourit. « Je pense, que vous avez beaucoup de chose à apprendre sur le futur roi du Nord. Et que vous n'avez pas froid aux yeux, Madame. Je suis certain que vous trouverez votre place à Icerandir. . » Elle lui sourit et leva les yeux au ciel. Peut-être avait-elle été trop loin. Mais toute la pression accumulée pendant ses six derniers mois, toute cette peur et finalement pour... Pour rien, juste de l'indifférence. « M'aiderez vous, Monsieur ? » Ils reprirent la marche, et Tobias l'aida à entrer dans sa chambre. « Dès demain et pour toujours Madame. Tobias, Madame. . » Elle lui sourit et ajouta avant de refermer la porte. « Et moi Elwena, Monsieur. »

***

Elwena offrit un sourire à chaque personne qui se courbait devant elle, mais elle accéléra le pas. Elle devait retrouver son futur époux pour une nouvelle discussion. Cinq années s'étaient écoulées. Elle avait appréciée chaque moment passé dans le Nord. Elle avait appris à offrir et à plaire au peuple et son courage avait vaincu. Chacun n'attendait plus qu'une chose aujourd'hui. Le mariage entre Vïn Galagrid et Elwena Bergard. Mariage qui était retardé dès que le futur roi avait l'occasion de le repousser. Elle était attendue dans le bureau privé du futur roi. Elle qui, en ce début de matinée, était prête à partir pour la ville, et qui souhaitait distribuer quelques manuscrits aux jeunes enfants pour les aider à lire correctement, devait revoir ses plans pour la journée. Elle détestait quand il faisait ça. Toujours à chercher à la nuire. Car finalement, il lui en avait toujours voulu des événements passés cinq années plutôt. Elle poussa délicatement les portes, sans frapper. Elle était chez elle maintenant. « Vous avez besoin de moi ? Il ne releva même pas les yeux de son livre. Il était bien trop passionné et la personne d'Elwena ne lui importait que peu. Elle n'était qu'un utilitaire à ses yeux. Elle posa ses mains sur le bureau et attrapa le livre qu'il tenait. Il fut bien obligé de lui offrir un peu d'attention. « Effectivement. J'ai entendu parler de vos actions. » Elle haussa un sourcil. Ses actions ? « Celle que vous offrez au peuple d'Icerandir. « Ma matinée était d'ailleurs occupée, mais je suppose que cela vous importe peu. Il arqua un sourcil. Elle le défia du regard. Elle n'allait pas se taire pour lui. Il était son roi, mais elle voulait être son égal. Elle allait devenir, un jour ou l'autre, la reine de son pays. Elle devait avoir son mot à dire. « Je pense qu'il serait bon d'arrêter de vous promenez dans les rues et vous préparez à devenir reine. Elle crut qu'elle allait rire. Devenir reine ? Comment voulait-il qu'elle se prépare à cela ? Il l'empêchait de prendre des décisions, ils ne se parlaient pas, ils ne comprenaient pas. Ils restaient toujours les deux mêmes étrangers que cinq années plutôt. « Vous vous moquez de moi ? Comment devenir une future reine alors que je suis enfermée ici et que je n'ai le droit de ne prendre aucune décision, ne pas parler politique, sans venir vous voir avant ? Il faut bien qu'entre nous deux, quelqu'un s'occupe du peuple qui est dehors. Comment voulez vous tenir un trône si vous n'êtes même pas apprécié de vos sujets ? Réveillez vous, Vïn, le peuple ne se trouve pas entre vos murs de glace. Si vous m'avez convoqué pour cela, retournez à votre politique. Je retourne auprès de mes sujets. Il ferma les yeux et elle relâcha la tension de ses muscles. Elle sentait qu'une impasse, une brèche se créait entre eux deux. Qu'importe ce qu'elle ferait, jamais elle n'arriverait à le convaincre. « Vous passez beaucoup de temps avec Tobias. Elle sursauta de surprise. Tobias n'avait rien à faire dans cette conversation. Il l'avait aidé lorsqu'elle avait besoin d'un appui, lorsqu'elle était seule et partagée entre deux nations. Tobias avait été son point d'appui dans le Nord. Il était son plus fidèle compagnon et ami. « Ne me parlez pas de mes fréquentations et avec qui je passe mon temps. J'aurais tant de choses à dire sur vous et le même sujet. ». Elle lut presque une pointe d'amusement dans son regard. Il se jouait d'elle sûrement. « Vous ne m'avez toujours pas pardonné votre accueil, n'est ce pas? ». Elle releva la tête et soupira. « Vous ne savez pas ce que c'est d'arriver dans une contrée dont vous ne connaissez rien, contre votre gré et de voir que finalement, personne ne vous attend. J'avais une maison et une famille. Venir ici, m'a tout retiré. Et tout ça pour découvrir que mon futur époux aurait préféré que je n'existe pas. Vous ne savez vraiment rien Vïn. Ce n'est pas un cadeau que vous m'avez offert. Elle referma la porte et pensa à Däna. Sa chère Däna si loin d'elle et avec si peu de nouvelles. Quelques jours plus tard, elle apprenait qu'elle arrivait au château dans six mois. Et qu'elle épouserait Vïn Galagrid que lorsque sa sœur serait présente pour elle. Plus jamais elle ne regarda le futur roi avait le même regard.

***

« Laissez moi me rendre à Endore. » Elle sentie son cœur tambouriner dans sa poitrine. Vïn lui lança un regard déboussolé. Il n'avait pas le temps de rejoindre les négociations de paix car son peuple avait besoin de lui. Il n'avait confiance en personne d'autre qu'en Elwena pour réussir à maintenir une paix fragile. Elle pouvait le faire. Elle le savait et bien que son cœur lui dictait de rester près de son époux, elle devait prendre soin du peuple du Nord. Pour le bien de tous. « Je ne peux pas vous laissez partir seule, Elwena. » Elle releva les yeux au ciel et s'approcha du balcon où se tenait Vïn. Elle passa ses bras autour de sa taille, comme elle aimait tant que sa sœur le fasse lorsqu'elles étaient enfin. « Tobias m'accompagnera. » Elle sentie le corps de son époux se tendre. Elle ne comprenait pas cette jalousie qu'il ressentait contre le marchand. Elle déposa un baiser dans sa nuque et il se retourna vers elle. Elle se perdit dans son regard. « Ca ne me rassure pas. ». Elle passa une main sur sa barbe naissante. « Ca devrait. C'est votre meilleur appui, et le conseiller auquel vous faites le plus confiance. Laissez moi aller à Endore avec lui. » Il soupira et elle compris qu'elle avait réussi à le convaincre. Elle déposa un baiser sur ses lèvres et il resserra son étreinte. « Reviens-moi » « Toujours. »
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» Connie • Nous sommes tous des héros au fond de nous il faut juste savoir creuser assez profond
» lorenza ~ il est vrai peut-être que les mots nous cachent davantage les choses invisibles qu'ils ne nous révèlent les visibles.

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